2010, finalement, l'année du sacrifice...
Bon, cette fois il faut y aller… Une éternité que je n’ai pas écrit... Mais là j’ai besoin…
Me voilà à nouveau célibataire. 1 an passé avec elle. 1 an de galère et de bons moments, 1 an à la laisse jouer au yoyo avec mon cœur…
Je suis un faible.
Longtemps j’ai pesté et reprocher aux femmes de s’accrocher aux hommes comme de la merde quand ceux-ci les traiter comme de la merde…
Je suis une merde.
Je me suis attaché à une femme qui me traiter comme de la merde. Elle ne jouait pas avec moi mais plus je donnai et plus elle s’éloignait. Et je n’ai jamais réussi à la rattrapper.
Vous croyez que je serai parti au bout d’un moment ? Non…
J’ai accepté des choses sur moi, des remarques meurtrières, des attaques en règle sur mon ego, des choses que je n’aurais jamais pensé accepter un jour…
Et je les ai prises sans broncher…
Et je suis resté…
Je suis faible.
Je sais que je l’ai souvent été avec les femmes. Mais pas à ce point là… J’aurais voulu être plus fort que ça. Etre celui que j’étais au début de notre relation. J’avais confiance en moi, j’avais du répondant, je me sentais fort…
Non, ce n’est pas vrai. J’étais affaibli parce que je sortais juste d’une relation qui n’avait pas marché. Et je m’étais replongé tête la première dans une autre. J’aurai dû prendre le temps. Le temps de souffrir. Ce temps, il faut que je le prenne aujourd’hui… Pourquoi souffrir ? Je n’en sais rien… Cette nécessité d’atteindre le bord du gouffre avant de se dire que finalement c’est mieux de faire demi-tour…ou pas.
J’ai besoin d’être seul, de souffrir, de me poser toutes les questions sur moi dont la réponse me fait peur.
Même aujourd’hui je suis faible. Cette femme vit chez moi, on a rompu il y a 5 jours et hier elle allait voir ailleurs. Et moi je fais quoi ???
D’abord je lui explique que c’est mal, et ensuite je plaisante avec elle.
Elle n’a aucune émotion quant à notre rupture. D’une froideur cruelle et incisive comme sait l’être le vent s’infiltrant dans votre cou un matin d’hiver. Tout votre être est refroidit et vous êtes tétanisé.
Maintenant il faut qu’elle parte très vite de chez moi. J’ai besoin d’être seul. J’ai besoin de me retrouver. De me trouver. De souffrir. De pleurer… J’ai besoin de toucher le fond.
Depuis 2 ans maintenant, il y a un décalage chez moi. Cette sensation de ne prendre aucune décision et d’être balloté par la vie comme un fêtu de paille.
Bien sûr, je sais qu’elle n’est pas aussi insensible. Que la froideur est une armure, que le fait d’aller voir ailleurs est une protection contre la tentation de revenir en arrière. Mais c’est dur à vivre…
Dur à vivre. Voilà bien une expression à la con tellement loin de refléter ce qu’on vit… Je devrai plutôt dire que j’ai pris un bon bein chaud puis je me suis tailladé le corps, recouvert les cicatrices de sel et laissé le tout refroidir et sécher.
Je suis un abruti.
J’ai envie de pleurer mais je n’y arrive pas… Je veux pleurer. Je veux laisser couler… Laisser couler ma stupidité… ma frustration… Ma peine.
C’est mon cœur qui est en prison. Il a besoin d’air et tout ce comprime autour de lui. L’impression que les murs s’éffondrent sur moi. Que mon visage brûle. Que chaque pas que je fais m’amène vers une guerre ouverte avec moi-même.
Est-ce que j’ai eu tort ? Est-ce que aimer ça s’apprend ? J’ai l’impression de ne jamais avoir été aimé au point où moi j’aimai… J’ai l’impression qu’on ne pourra jamais m’aimer comme je voudrai être aimé. J’aurais aimé ne pas penser. Laisser passer sur moi le temps et les saisons, sans me demander si je suis en mesure de changer mon destin.
J’ai besoin de pleurer bordel. J’en peux plus. Je ne sais pas si je ne fais que vivre ou si je suis en train de raté ma vie… Je suis mal.
Je sais que avant longtemps je lirai ces lignes et je serai triste de voir à quel point j’ai pu descendre bas.
Je me demande en définitive si ce n’était pas une volontée d’aller le plus bas possible et si finalement ce n’est pas ce que j’ai fait.
Je suis un faible. Je voudrai prétendre que je suis fort. Que je suis mon propre pilier, que les épreuves que j’ai vécu mon rendu plus fort comme le dit l’adage, mais en réalité je suis faible et geignard.
J’ai besoin de me durcir. De redevenir intransigeant envers ce que m’offre la vie. La vie offre rien, ou tout. Ça dépend du point de vue d’où on se place. Mais de toute façon, aujourd’hui j’en suis incapable…
L’impression subite de n’être qu’un jouet du destin sur lequel la roue tourne.
Qui je suis ? Qu’est-ce que j’aime ? De quoi j’ai envie ? De quoi j’ai besoin ? De qui j’ai envie ? De qui j’ai besoin ?
Quand j’ai quitté mon ex-femme, après 3 mois chez mon père, j’ai investi mon tout premier appartement. J’ai tout racheté selon mes goûts, faisant ce que j’avais envie, me permettant de me sentir bien dans ma peau.
Mais là je n’ai vraiment envie de rien. Je suis apathique…Si ce n’est pathétique… Où est l’homme ????
L’ « homme »… Voilà encore une notion qui me fait défaut… J’ai l’impression de n’être qu’un enfant qui joue à l’homme, qui joue à l’adulte. Je vois plein de messieurs avec le regard froid et dur dans la rue. Je me sens toujours un gamin. Où est mon doudou ? Pourquoi est-ce que c’est si important de se sentir un homme ? parce que c’est comme ça qu’on s’imagine devoir correspondre au regard de l’autre…
Au diable l’autre.
J’aimerai bien passé directement au stade où je vais mieux, où je suis libre et heureux… Mais c’est pas possible. Pas cette fois. Cette fois il va falloir que je m’y colle. Il va falloir que j’aille chercher dans mes tripes cette force de ceux qui ont touchés le fond. Ce regard déterminé qui dit : «Moi je sais ce qu’il y a derrière tes craintes. » C’est quand on espère plus rien qu’on devient libre.
Toujours quand j’ai quitté mon ex-femme, je me sentais libre et serein, j’avais besoin de faire ce que je voulais. J’avais besoin de vivre pour moi. Je me disais que je n’avais plus à courir après un mariage, une maison, un enfant parce que j’avais déjà eu tout ça et que dorénavant j’étais libre. Ce que j’ai compris plus tard c’est que l’important ce n’est pas d’avoir eu tout ça, mais de l’avoir…
Je veux vouloir quelque chose à nouveau. Mais pour ça, j’ai la sensation très très ancré qu’il me faut changer de vie. Partir sur autre chose. Il va falloir accepté les moments difficiles parce que c’est eux qui vont me faire apprécier les nouveaux jours.
Sans le vinaigre mes amis, le miel ne serait pas le miel…
Mais le moment est venu d’avaler le vinaigre…
Je viens de relire mon message de l’année dernière… Vous l’aurez compris c’est Dragon qui met mon cœur au supplice aujourd’hui. Les choses se sont mal passées. Elles ont été de mal en pis depuis mars 2010 jusqu’au 2 janvier 2011, date de notre séparation… Je ne reviendrai pas sur notre vie commune, j’ai pas le cœur à ça aujourd’hui…
Et puisqu’on est au moment de trouver des rimes, je dirai que 2011 sera l’année du bonze. Ce sera une année sans femme. Et cette fois je tiendrai. Parce que j’en ai besoin. Ce sera également 2011 l’année du bronze… Une bonne grosse année de merde… Et je vais la passer à en chier… Et vous savez quoi ? Je crois que j’en ai presque envie…
L’être humain est vraiment étrange à ses heures…