Lutte intestine
Alors voilà, le gars, il a une fille qui l’Aime. Lui, il l’a Aimé. Un cours instant. Mais le début, l’envol fut entaché et la flamme très vite fût soufflée…
Ils ont bien essayé de la ranimer. Ils y ont cru l’un et l’autre, puis ils n’y ont plus cru et l’un et l’autre, jusqu’à ce qu’on arrive à la situation shakespearienne…
Elle l’Aime, il l’aime...Beaucoup.
Mais il y a une énorme différence. Une différence qui ne peut pas être comblée. Une différence qui amène une souffrance. Quoiqu’on en dise. Parce qu’un Amour non partagé est rigoureusement synonyme de souffrance. C’est le cas depuis que le monde est monde…
Un Amour non partagé, c’est une fontaine qui s’assèche au milieu du Sahara, c’est un assoiffé à qui vous donnez du pain, c’est un soleil au-dessus des nuages, c’est une main tendue qui reste seule, c’est un sourire non rendu, c’est un cœur perdu…
Ils ont bien essayé d’être amis, sans y croire, sans succès…
Ce serait non seulement hypocrite, mais cruel et dénué de la moindre écoute que l’on pourrait apporter à ce cœur qui crie famine…
Que faut-il alors qu’Il fasse…
Qu’il reste ? en espérant que le feu de joie s’étouffe faute de combustible, prêt à reprendre de plus belle au moindre regard, à la moindre hésitation, au moindre malentendu.
Qu’il s’éloigne ? en espérant que le cœur qui l’encense l’oublie, se referme et petit à petit se remette pour pouvoir s’ouvrir à nouveau, en prenant le risque que lors des retrouvailles, la cicatrice s’ouvre de plus belle…
Qu’il disparaisse… Laissant un grand vide et une grande douleur dans un premier temps, mais qui sera définitive, et qui permettra à ce cœur de faire le deuil de cet Amour qui lui est refusé, et de guérir un beau jour afin de refleurir pour une âme qui ne le laissera pas sur le bord du chemin.
Plus j’y pense…Plus la disparition me semble être la meilleure solution. Où plutôt…La moins pire. Certes la décision est unilatérale et difficile…..Pour les deux. Mais « Il » peut-il se permettre de laisser parler le cœur alors que dans cette situation, la raison devrait plutôt imposer son diktat…