la petite bougie

Publié le par Eolean

Juste un instant j'ai cru que l'eau ne dormirai que d'un oeil, qu'un sursaut réveillerai ce qui à jamais dormait. Merci monsieur lovecraft de nous rappeler combien les écumes de nos pensées sont dangereux quand on les laisse évoluer et s'attaquer à la cimes de nos fantasmes. Oui, je suis dans les arbres à cet instant. Non je n'en ai point fumé. Tout juste un rictus sur le visage à l'idée de m'asseoir sur le chapeau de verdure d'un sequoia.

Alicia keys. Lumière qui descend sur une ville triste. Heureusement que la belle chaleur de mes bougies vient étoilée ces iris à moitié hibernées.

ni queue ni tête, juste un mot sans en-tête, une pensée fugitive qui traverse cet encombrant réseau qu'est mon cerveau. Un exercice que j'aim eà pratiquer même si je laisse peu souvent l'occasion à mes doigts de vous les approprier. Le but est de laisser le champ libre à ses pensées. Enlever tout instinct inhibiteur, regarder ce que les lettres formes et ne rien en conclure. Juste laisser glisser les mots sur un océan blanc à l'écoute de leur musicalité, de leur danse sous mon encens.

Peur de quoi ? Un rien ? Un chouya ? Non jamais la peur ne peut étreindre le coeur de l'homme libre. Je rejoins alors mes discours pompeux sur la croyance que l'on peut avoir en l'homme. Pourquoi j'aurais peur de vous délivrer des mots qui sont miens en mon antre ? Parce que vous les lisez ? Peut-être... Mais rien n'est moins étrange que la voix calfeutré d'un individu calquant son humeur sur celle que désir son interlocuteur. Voyez comme mes phrases trouvent leurs propres echos. Rien ne vient guider l'apparition de mes mots sur ce cette fenêtre. Ils sont libres et choissisent leur destin. Comme moi...

Non, je n'ai pas peur...Plus peur de moi. Je suis fort. Dans ma tête, dans mon corps, dans mon coeur, dans mon âme... Je ne crains pas de vous perdre bien que je puisse le déplorer. A vrai dire...La solitude est la vrai libertée. Finallement les hermites ont tout compris...

Non... J'exagère comme toujours. Mais peut-être qu'un jour accepterez-vous l'idée que la splendeur n'est pas dans ce que vous voyez mais dans les yeux qui regardent. L'émerveillement ne dépend jamais de ce qu'on vit ou de ce qu'on voit... Il est dans vos yeux, dans le regard que vous portez sur chaque chose. Dans ce que votre esprit saura voir. Une simple petite flamme de bougie sera alors pour vous source de contemplation. Et qu'est-ce qu'un contemplateur si ce n'est un poête.

Je suis en train de me demander si je vais poster ce message sans le relire avant ce que j'écris ou si je l'efface totalement. Après tout, celà ne vous sers à rien de lire ça. Mais non, je pense que ça m'amusera dans quelques temps de me relire....Tu vois ? J'avais raison !

Quelle douce lueur sur mon clavier...Quelle douce caresse à l'ombre de mes pensées.

Voilà que celà s'en va...Ce libre courant de pensée se fait rattrapper à l'heure par la police cartésienne de mon esprit. Juste le temps d'écouter le silence de la non-pensée... Ne penser à rien, le néant, le vide dans la tête...Que celà est reposant... Juste la contemplation de la flamme d'une petite bougie. juste le corps allant au rythme de son oscillation... Le temps n'est pas perdu, il n'est pas arrêté, tout juste garde-t-il trace de cet instant fugace volé à la dictature de la pensée créatrice. Ne rien créer, ne pas avoir d'idées, ne pas se fermer, ne rien filtrer, se contenter des automatisme d'un corps en pleine stase contemplative d'une petite...D'une minuscule flamme de bougie...

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