Elucubrations matinales
Nez qui saigne, oeil qui papillote, petites étoiles dans les yeux, ma tête devient un vrai feu d'artifice ces temps-ci !
Il parait que je m'écoute trop penser. Peut-être est-ce vrai. Peut-être ne devrais-je que voir sans regarder, peut-être devrais-je me contenter de vivre cette seconde au lieu de penser à la suivante...
Qu'est-ce que l'avenir a de si passionnant que le présent n'a pas ? Pourquoi faut-il toujours lorsque nos pensées vagabondes qu'elles trouvent refuges dans le passé ou l'avenir ?
Pourquoi ne pas se concentrer sur le moment présent ?
Parce que c'est impossible. Si vous fixez votre pensée elle appartient au passé. On ne peut jamais penser au moment présent. On ne peut que le vivre.
En fait, on pourrait presque croire que le présent n'existe pas. Le temps de l'évoquer, il appartient déjà au passé. Le présent, c'est l'instant. Le seul moyen de le vivre, c'est d'être dans l'action. On ne peut pas vivre au présent en pensant. Excepté....En écrivant.
Et oui, voilà pourquoi j'aime tant écrire, c'est la seule façon de penser au présent. Votre esprit vagabonde, certes. Mais l'action d'écrire vous ramène inévitablement au présent, à l'instant.
Mais je sens que déjà je vous embrouille là.
Donc, si nous ne pouvons penser au présent, celui-là est-il réservé aux émotions ? Parce qu'une émotion n'est pas pensée, une émotion est ressentie. Non, je ne crois pas. Il n'y a pas de lien entre les deux. Pour la simple raison que pensée à un triste avenir fait monter certaines émotions en vous.
Qui n'a jamais eu de boule dans la gorge, de larmes derrière les yeux à la simple pensée d'un avenir sombre ou au souvenirs d'un passé brumeux ?
Bref, l'émotion n'est pas fixée dans le temps donc.
Carpe diem. Vivre au jour le jour. Ne pas penser à hier ou à demain. Je finis par me dire que cela ne veut rien dire...
Pour moi, Carpe Diem, outre sa traduction littéral, c'est synonyme du proverbe "à chaque jour suffit sa peine".
Inutile de se prendre, TROP la tête. Le "Trop" est le mot le plus important. On ne peut pas empêcher vos pensées de vagabonder du passé à l'avenir en passant parfois par un presque-présent ou un presque-futur. Mais il est par contre inutile de trop s'y attarder.
Les plans sur la comète, les rêves et les espoirs d'un côté. Les doutes, la méfiance, et l'appréhension de l'autre. A moins d'être madame Irma, ce n'est pas une bonne chose de trop s'y attarder.
Il ne faut pas rêver une vie, il faut vivre la sienne.
"Anticiper un malheur, c'est le vivre 2 fois" Est-ce que ça fait moins mal à chaque fois ? Peut-on diviser la douleur de ce malheur par 2 ? Non, trop facile...
Par contre, on peut l'exorciser.
Anticiper un malheur n'apporte rien en soi. Mais anticiper sa propre réaction face à des événements inéluctable, c'est se préparer, c'est reprendre confiance en se disant qu'on arrivera en terrain connu. Parce qu'y penser dans les moments où il n'y a ni pression, ni temps compté, ça permet de poser les choses, de savoir ce qu'on va faire, et d'être alors disponible et préparer. C'est le principe même de ce qu'on appelle "l'entraînement".
Bref, je raconte tout un tas de bêtises qui partent en vrille, c'est normal !
Il y a des fois, on résume une situation qu'on a pas envie de décortiquer par un proverbe ou une citation. Et d'autres fois, où on a envie de cherche un peu plus loin, d'aller voir ce qui se cache derrière l'évidence...