2  Ame(s) chez moi.

 

Je me suis posé la question de ma dureté. Pourquoi est-ce que je suis intransigeant ou inflexible ?

 

Est-ce mon caractère ? Mon expérience ? Mes sentiments ? Mon absence de sentiments ?

 

Ca fait du bien de se remettre en question parfois...

 

Fut-un temps, je le faisais souvent, très souvent, peut-être même trop.

 

Aujourd'hui, après réflexions, je me dis que je ne suis pas intransigeant. Je ne suis pas inflexible. Je pense même que je suis quelqu'un de concilliant...

 

Mais par le passé j'ai pêché par trop de concilliance.

 

Oui, j'ai plié. Un nombre incalculable de fois. A chaque fois j'ai ravalé orgueil, fierté et avis personnel dans l'intêret du bien commun. Que ce soit avec mes amis ou avec ma femme, mon objectif a toujours été que ça aille, que ça roule, qu'il n'y ait pas de bosses, que tout le monde soit heureux, content, etc...

 

Plus tard, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de moi qui avait disparu dans la bataille.

 

Je ne veux plus plier comme j'ai plié. Je ne veux plus dire oui quand j'ai envie de dire non. Je ne veux plus dire que ce n'est pas grave quand ça m'agace. Je ne veux plus parler quand il faut que je me taise, et me taire quand il faut parler...

 

J'ai cru un temps que si je ne pliais pas, c'était parce que je n'aimais pas. Mais c'est faux.

 

Si je suis encore capable de plier, de faire des sacrifices et de ravaler mon orgueil pour le bien de ma fille, je ne le ferai plus que pour elle.

 

Pour le reste, j'ai bien l'intention de continuer sur la nouvelle voie qui est mienne. Je sais ce que je veux et je sais ce que je ne veux pas. Je dirais merde à chaque fois que j'en aurais envie. Je dirai toujours quand ça ne me plait pas. Je dirai toujours ce que je pense...

 

Je suis libre. Je vole de mes propres ailes. Je suis mon propre pilier. Je n'ai besoin de personne pour vivre excepté ma fille. Je n'aurai plus jamais à baisser la tête, à courber l'échine, à faire le dos rond, à me mettre à genoux pour qui que soit autre que ma fille.

 

C'est sans concessions, sans compromis, c'est comme ça, c'est moi.

Je n'oblige personne à me supporter. Et si je ne dois plus jamais trouver une femme qui accepte ça alors ce sera sans femme...

 

Non, ce n'est pas moi. Je n'ai pas de problème.

 

J'ai juste décidé d'être moi même. Libre de mes choix et de mes droits. Je ne me cache pas.

 

Et pour toutes celles qui me parlent de conpromis, moi je leur dis libertée.

Pour toutes celles qui me parlent de concessions, je leur dis libertée.

Pour toutes celles qui me prédisent la solitude, je leur dis libertée.

 

Et je leur dis merde aussi...

publié dans : Your the first, my last, my everything
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