5  Ame(s) chez moi.

 

Beaucoup de coeur a coulé en ces montagnes, beaucoup de pentes puis de montées
pour finalement laisser alitées les idées que nous caressâmes.

La peur se mouvait enneigée en ces sombres contrées qu’étaient nos rêves.

Le fleuve en éveil coulait doucement sous nos regards en émoi.

 

 

Puis l’orage. Puis rien.

 

Sous ses lueurs la fine perle de jais serpentait en nos cœurs.

Chaque tranchée ravagée laissait couler un flot de pierres. 

Nul espoir ne venait se poser sur les rivages d’orgueil assoiffé.

 

 

 

C’en était fait.

 

 

Puis les vents doucement s’en allèrent.

Laissant au printemps le soin d’épanouir la fleur.

Nuées de raisons coupèrent alors le pont.

C’était le temps des pleurs, la fin des heurts.

 

 

 

Agrume, encens, brillant réceptacle à l’envie.

L’ombre de l’idée n’osait se montrer alangui.

L’amère caresse, le temps fit sonner l’hallali.

Sous une cloche de faïence s’égrène l’infini…

Publié dans : Petites nouvelles du grand étrange
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