5  Ame(s) chez moi.

 

Charles Charleston
 
Voilà un nom qui a courru fut un temps dans divers milieux ésothériques...
 
Fils d'une famille bourgeoise anglaise, il a parcouru l'Afrique de long en
large au rythme des relations diplomatiques de son père.
 
Il s'installa au Zaïre et y rencontra sa femme sarah. Celle-ci est morte
en donnant naissance à sa fille. Il a choisi de la nommer elle-même sarah
en hommage à sa femme...
 
A la suite de ce drame il a décidé de repartir en angleterre et de donner
une éducation anglaise à sa fille. Las des milieux bourgeois, charles
préférait mener une vie simple et active au sein du comité colonial
anglais. Sa connaissance profonde de l'Afrique et de ses valeurs fut un
véritable atout pour ce comité. Il apportait aux anglais la vision que les
hommes africains avaient de la terre. Là où partout dans le monde l'éveil
industriel permettait à l'homme d'infliger sa volonté à la terre,
l'Afrique restait humble et voyait en la Terre nourricière la source de
vie. Leurs rapports humains s'en trouvaient radicalement différent...
 
Mais charles, le coeur encore serré par la mort de sa femme faisait
également le tour des clubs de Londres. Sans jamais se mélanger, il venait
dans ces clubs comme on allait au zoo, sans toutefois oublier de s'adonner
à ses péchés favoris, le cigare et le whisky...
 
Puis petit à petit il comprit que ces gens de la nuit n'étaient pas des
monstres ou des idiots. L'idée faisait son chemin comme étant des
personnes comme lui qui trouvaient dans ces soirées, une idée de la vie
que ne leur offrait pas le monde du jour. Il se mit à déserrer l'étau
autour de son coeur. Bien sûr il ne tomberait plus jamais amoureux,
gardant dans ses yeux une lueur de désoeuvrement qui rendait folle de
compassion et de jalousie la moindre femme osant le regarder dans les
yeux...
 
Mais il comprit que le loisir et l'oisiveté nocturne étaient les dernières
carresses salvatrices de ceux qui n'attendaient plus rien de la vie...
 
Le temps était maintenant venu pour lui de repartir à zero. Une nouvelle
aventure dans un pays où ils ne connaissaient personnes, un nouveau
départ. Il partit donc avec sa fille agé de 12 ans en 1920. Direction, les
états-unis. Nouveau pays, rempli de rêves et d'illusions, où la soif de
libertée écrasait le septicisme, la mélancolie et la nostalgie...
 
Ne sachant pas très bien où s'installer, il trouva une ville du nom de
Charlestown. Trop petite pour lui, il se dirigea alors vers une ville de
plus haute importance situé à proximité...
 
Boston.
 
Il décida d'y créer son propre club. Avec une idée précise de la façon
dont il allait gérer son affaire. C'est alors qu'un vieil ami situé au fin
fond de l'écosse fit appel à lui.....
 
Charles s'est alors retrouvé au coeur d'un tourbillon ésothérique étant
mélé malgré lui à des affaires étranges, voyant des choses qu'il n'aurait
pas du voir, faisant des choses qu'il n'aurait pas du faire, acceptant des
choses qu'il n'aurait jamais cru accepter un jour...
 
Mais il découvrit également des personnes particulièrement intéressantes,
avec lesquels ils partagea le risque de perdre la vie. Il noua également
une amitié étrange avec un être des plus mystérieux qui revient lui rendre
visite de temps à autre dans ses rêves...
 
Mais la lassitude du danger et les craintes pour la vie de sa fille
achevèrent de le convaincre de retourner en Afrique. Là où tout avait
commencé. Il céda ses parts du Coffeen's Club, son club de jazz, à Jarod
Green, vieux compère et jamais sans ressources...
 
Il profita d'une offre de l'ambassadeur du Zaïre aux états-unis. Une offre
qu'il ne pouvait refuser, redevenir le gérant d'un parc, d'une réserve
naturel. ça lui manquait. L'Afrique lui manquait. Un besoin de revenir aux
sources de ce qui fit de lui un homme. Un retour à la nature...
 
Cette réserve, c'était le Parc de la Rwindi. Une vaste plaine de savanes
traversée par les rivières Rutshuru et Rwindi. Au bord de ces rivières se
rencontrent divers genres d'animaux tel que les lions, léopards,
éléphants, buffles, antilopes, hyènes, etc...
 
Cette réserve comportait également un hôtel, l'hôtel de la Rwindi,
particulièrement réputé pour la finesse de sa cuisine, son comfort et son
accueil. Point de départ des safaris touristiques des bourgeois
occidentaux...
 
Charles pris la régence du parc et de l'hôtel. Faisant accroitre sa
renommé grace à ses relations diplomatiques anglaises et afriquaines.
 
Sarah s'y plaisait également mais ne manquait jamais de retourner passer
ses vacances à Boston, voir ses amis et apportant des nouvelles de son
père à Jarod Green, son vieil ami et inversement...
 
5 années s'écoulèrent ainsi, doucement, au rythme des grains de soleil
perçant les perciennes de la hacienda Charleston...
 
Puis...Un beau jour...Son vieil ami, celui qui vient le voir dans ses
rêves, lui a révélé que lui, et pire encore, sa fille était en danger.
Qu'il avait eu beau essayé de le cacher, de le protéger, les mouvements
ésothériques auquels il fut mélé revenait inéluctablement de leur
oscillation. Il serait bientôt de nouveau mélé aux March, une famille
s'étant joué de lui par le passé. Il serait bientôt au coeur et le pion
d'une nouvelle sombre machination.
 
Sur les conseils de Morphée, il décida de repartir à boston. Hésitant dans
un premier temps, car c'était se jeter dans la gueule du loup. Morphée
finit par le convaincre en lui disant qu'en Afrique, il ne trouverait
personne pour l'aider au moment voulu. Et même si boston est parfois un
souvenirs douloureux, c'est aussi l'endroit où il a des amis qui vont le
croire, le comprendre et l'aider.
 
Contre toute attente, Charles décida donc de revenir à Boston. Mais pas
sans rien. Il vendit son hôtel et sa concession sur la régence du parc de
la Rwindi. Et il fit construire un palace à Boston. Juste en face du
coffeen's. Un hôtel&restaurant de grande classe.
 
S'il devait revenir à Boston pour se battre, pour y jouer sa dernière
carte, pour y effectuer son dernier baroud d'honneur, alors autant
afficher haut ses couleurs et montrer à la face du monde un visage sans
peur et sans reproche !
 
"THE KING CHARLES HOTEL"
 
Tous les journalistes sont déjà sur la brèche, l'inauguration est pour
bientôt. Charles va encore se servir de ses relations diplomatiques pour
que l'hotel acquiert une réputation internationalle !
 
Ainsi, en revenant dans la lumière plutôt que discret comme un rat,
charles espère couper l'herbe aux pieds des march qui éviteront de venir
en plein jour pour l'affronter. Si tant est que l'épée de Damoclès soit
tenu par un March...Car ça pourrait être pire...Bien pire......
 
Publié dans : Sensationnel
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