4 Ame(s) chez moi.
EOLEAN
4 Ame(s) chez moi.
Voici un petit récapitulatif et résumé de ce que j'ai pu lire sur ce formidable site qu'est :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouddhisme
Personnelement, je trouve ça passionnant ^^. Je me suis permis d'enlever toutes les traductions, ainsi que certains passages afin que l'ensemble soit plus clair aux profanes que nous sommes (en tout cas, que je suis !).
J'espère que vous vous ferez avec ça une meilleure idée de ce qu'est le bouddhisme, même s'il doit y avoir une infinité de subtilités et de détails qui nous échappent. C'est parti !
Le bouddhisme :
À l'origine, le bouddhisme n'est pas une philosophie, mais une « leçon de choses » , l'enseignement de la réalité, un exposé des faits, de la souffrance, de son origine et de sa cessation pour finalement atteindre le Nirvana. Il devient par la suite une philosophie et dans certaines écoles une religion, considérée aujourd'hui comme une « science de l'esprit », inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le « Bouddha historique », un chef spirituel qui vécut au Ve siècle avant l'ère chrétienne.
La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'un guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jainisme a fait son apparition. Pour être signifiant au sein de son milieu socio-culturel, le bouddhisme s'est d'ailleurs imprégné d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts (en les modifiant sensiblement parfois), comme le cycle des réincarnations, qu'il réinterprètera en « cycle des renaissances » — puisqu'il affirmera l'inexistence de toute âme pouvant se « réincarner » — ou encore la loi de l'acte — le karma — et de la rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la rédemption ou la révélation.
Les quatre nobles vérités :
1. dukkha : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
2. samudaya : l'origine de cette souffrance repose dans le désir, les attachements ;
3. nirodha : la fin de la souffrance (nibbana) est possible ;
4. magga : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.
Les trois caractéristiques de l'existence :
« Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »
Le non-soi (anatta), ou interdépendance ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
L'impermanence (anitya) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes.
La souffrance (dukkha), ou insatisfaction : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.
Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité. L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée », selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences.
Les trois racines du mal, ou « trois poisons » :
Avidité,
Colère,
Ignorance ou Indifférence (selon la traduction).
Les voiles de l'esprit comportent par exemple :
Ignorance, illusion au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
Désir, avidité, convoitise, attachement ;
Haine, aversion.
Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.
Sa philosophie est telle que : la souffrance nait du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il a reussi à atteindre le nirvāna : l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère.
Les renaissances :
À cause des trois poisons d'une part, et de la coproduction conditionnée de l'autre, les hommes sont amenés à renaître le cycle des renaissances. Le "monde" dans lequel ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance. À noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se « réincarne »). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvana.
Ce cycle de naissances et de décès ne s'arrête que lorsque l'on a atteindt le nirvāna. La roue de l'existence karmique représente ces trois poisons par un cochon (l'ignorance), un coq (l'attachement) et un serpent (l'aversion). D'autre part si ces trois poisons sont facteurs de souffrance, sa naissance ne peut résulter que de l'ignorance initiale. Par cette philosophie on retrouve l'origine des Quatre nobles vérités (la souffrance, son origine, la délivrance et la voie).
Le noble sentier octuple :
Le noble sentier octuple est la pratique de la discipline, de la concentration et de la sagesse. Ses huit membres sont :
1. Compréhension juste
2. Pensée juste
3. Parole juste
4. Action juste
5. Mode de vie juste
6. Effort juste
7. Attention juste
8. Concentration juste
L'éthique bouddhique et les préceptes :
Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).
Les actions malhabiles sont celles qui prennent leurs racines dans les trois poisons de base: l’avidité, l’aversion et la confusion mentale ou l’ignorance. Elles tendent à avoir des conséquences mauvaises pour nous ou pour les autres. Les actions habiles sont celles qui sont exemptes d’avidité, de haine et de confusion mentale et qui, au lieu de cela, sont motivées par la générosité, par l’amour et la compassion et par la compréhension. Elles tendent à avoir des conséquences positives pour nous ou pour les autres. Dans le bouddhisme, une action n’est donc ni bien ni mal en elle-même, mais est favorable ou défavorable selon la motivation et l’état d’esprit qui la sous-tend.
L’éthique bouddhique nous invite donc à prendre conscience des états d’esprit dans lesquels nous nous trouvons et à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons et à être responsable tant de ces états d’esprit que des conséquences de nos actions.
Ces principes sont déclinés dans des préceptes, qui ne sont pas des règles d'interdits, mais des guides de comportement éthique face auxquels nous pouvons nous mesurer et progresser. Ils peuvent aussi être vus comme le mode de fonctionnement naturel d'une personne éveillée.
Les 5 préceptes :
Les préceptes les plus fréquemment suivis sont les cinq préceptes, généralement présentés sous une forme négative :
S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens (le mental faisant aussi partie des sens),
S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
S'efforcer de ne pas ingérer tout produit intoxicant diminuant la maîtrise de soi et la prise de conscience (alcool, drogues, tabac).
On l'a vu, ces préceptes ne sont pas des règles absolues, mais des guides de comportement éthique. L'application de certains d'entre eux varie selon les personnes, bien entendu, mais aussi selon les traditions.
Les quatre incommensurables :
Ce sont des émotions positives extrêmement puissantes, développées par des pratiques appropriées. Il s'agit de :
La bienveillance universelle, développée par la pratique de méditation ;
La compassion, née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui, développée par la méditation;
La joie sympathique, qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui;
L'équanimité ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente.
Voilà, j'espère que ça vous a plu ^^ Je vais essayé de faire la même chose pour d'autres religions ou mouvements spirituels ^^
C'est étrange pour un athée d'être fasciné par l'histoire des religions. Peut-être suis en manque de spiritualité, allez savoir...
Cependant, si je me sens proche de certaines idées, j'avoue que mes instincts et ma testostérone (pas dans le sens sexuel mais dans le sens "mâle") me mettent à mal pour beaucoup d'autres. Je ne suis pas encore le vieil ermite de la montagne du bouclier fumant ^^
Un chti mot ?